Notre pédagogie

Développer l’empathie émotionnelle des enfants et leur raisonnement moral, en particulier des « suiveurs » pour qu’ils changent leurs comportements.

Les enfants deviendront plus responsables et bienveillants après avoir ressenti et compris la souffrance qu’ils infligent à leurs victimes et les conséquences de leur comportement.

Nous aidons les victimes à reprendre confiance en elles quand elles réalisent que leur souffrance est prise en compte.

L’ANIMAL COMME DÉCLENCHEUR D'EMPATHIE

Nous utilisons l’empathie de l’enfant pour l’animal afin de déclencher et renforcer son empathie envers les humains et en particulier, ses camarades de classe.

Les élèves réagissent à des histoires courtes en dessins animés, racontées en voix off dans lesquelles un chien ou un chat ou un enfant, sont victimes de mauvaises blagues ou d’actes violents. Par étape, les enfants sont amenés à ressentir et à comprendre l’inconfort ou la souffrance que ressentent les victimes. En utilisant comme exemples des animaux, les enfants sont placés dans un cadre hors-scolaire, ce qui leur permet de réfléchir différemment. Les enfants s’identifient beaucoup dans leurs jeux ou dans leurs scenarii fantasmatiques à une figure animale. S’ils sont touchés par le vécu des animaux, ils ont également la capacité de prendre de la distance par rapport à eux afin de ne pas être trop impliqués émotionnellement. Voir le témoignage du psychologue clinicien Jérémy Zytnicki

NOTRE MÉTHODE

Notre méthode est basée sur la recherche européenne et américaine :
un lien existe entre la violence faite aux animaux et les violences intrafamiliales.

En France, Boris Cyrulnik, psychiatre, éthologue, explique que « Les enfants bourreaux souffrent eux-mêmes de troubles du développement » « Les tuteurs qui entourent ces enfants bloquent le développement de leur empathie et les empêchent de se mettre à la place de l’être torturé en se faisant une représentation d’une machine insensible » « d’où l’importance de la prévention précoce ». –  Voir l’article complet
Pendant longtemps, la violence envers les animaux était considérée comme un phénomène marginal mais aujourd’hui, elle est reconnue comme un des signaux d’alerte à prendre en considération face à des personnalités à risques.

En Suisse, le Professeur de droit pénal Martin Killias et le Professeur de psychologie Sonia Lucia, démontrent par leur étude en 2006 : « Is Animal Cruelty a Marker of Interpersonal Violence and Delinquency? » – Results of a Swiss National Self-report Study? – que la maltraitance envers les animaux peut entrainer des actes de violence envers les personnes. « L’agressivité étant un désordre stable sur la durée, les professionnels doivent avoir conscience que de tels actes sont le signe d’une inadaptation qui peut persister. Ils en concluent qu’il est nécessaire d’attacher une attention particulière à un enfant dès que l’on constate qu’il commet des actes de cruauté envers un animal. » – Voir l’article complet

Aux Etats-Unis, le DSM 4 (Diagnostic Santé mentale) considère que la cruauté envers les animaux est prédictive de troubles des comportements lourds chez l’enfant.
La pédopsychiatre Gail Melson établit un rapport entre la maltraitance des animaux par des enfants et l’extrême violence exercée plus tard sur des humains par les mêmes individus devenus adultes.

NOS OBJECTIFS

Faire prendre conscience aux victimes et aux agresseurs que la violence n’est pas un comportement banal.
Permettre aux enfants de devenir plus responsables de leurs actes, moins égocentriques et moins impulsifs.
Donner l’opportunité aux enfants de ressentir, comprendre la souffrance des victimes et ainsi apporter plus de solidarité, de reconnaissance aux enfants victimes.
Donner la possibilité aux enfants agresseurs, violents la possibilité de réfléchir à leurs comportements dans un espace neutre hors d’une gestion de conflit.
Les enfants ne respecteront pas les règles pour éviter de se faire punir mais plutôt parce qu’ils ressentent la souffrance de leurs victimes ainsi que le bénéfice dans leur vie sociale de leurs changements comportementaux.
Insister sur le fait de réfléchir avant d’agir, de les encourager à aller chercher l’aide d’un adulte.

NOTRE PROGRAMME ÉDUCATIF

Notre programme éducatif comprend 13 séquences animées suivies de quiz avec 82 questions/réponses et des commentaires permettant aux enseignants de réfléchir avec les enfants et de dialoguer avec eux en abordant 7 thèmes :

Les actes taquins ou mauvaises blagues et les actes violents ont des conséquences souvent identiques pour la victime bien que les intentions soient différentes.

Ne pas confondre être responsable d’une mauvaise blague et se croire « victime » quand on est puni.

Faire la différence entre « balancer » et porter assistance à une victime. Ne pas rester indifférent devant une victime, aller chercher de l’aide auprès d’un adulte référent.

La colère ne doit pas se transformer en violence ; respecter ses engagements.

Oser dire non à un chef de bande pour ne pas se mettre en danger ou mettre en danger une autre personne.

Se poser les bonnes questions avant d’agir. Pourquoi je fais cela ? Quelles sont les conséquences de mon acte ? Comment je peux agir différemment ?

Eclairer les enfants sur la distinction entre leurs droits fondamentaux (aller à l‘école, avoir une famille, ne pas être maltraité …) et leurs envies… Un bref retour historique sur l’acquisition de nos droits fondamentaux depuis 1789. L’enfant d’aujourd’hui est un des acteurs de demain pour faire évoluer nos mentalités.